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Prendre le non-dit pour indiscible & s’en tenir à ça, en jouer. Et peu importe les formes qui en naissent.
Se laisser le temps de ne pas définir - pour ne pas finir. C’est une gestation dont le terme
n’est pas. Oser ne pas savoir. Laisser être.
Ex pulsion.
La langue en lambeaux. Petits bouts de peau lourds de mots s’agrippent encore. La surcharge s’accroît et tu finis par vomir des paragraphes entiers.
Toujours l’épanchement. C’est litanique. La vie se liquide.
Le mal nécessaire tu y crois, toi ?
La perte à perte de vue.
J’ai oublié d’écrire. J’ai oublié comment on lit. J’ai oublié pourquoi on chante. J’ai oublié de respirer. J’ai oublié moi. Je suis devenue sourde pour ne pas être hantée.
La tension monte. La violence suit, juste derrière. Des envies d’aiguilles dans le corps et de bouteilles fracassées.
C’est pire que de vouloir en finir. Enfinir. Vouloir se faire mal, expier, purger, hurler jusqu’à se décoller la trachée.
Je suis obsédée par les corps.
De la force, un poing sur la table dans le blanc des yeux.
Tirer un fil entre moi et le reste. Tisser un lien entre moi et la vie. Une dose de confiance.
La permanence des besoins. Du Besoin de. Eprise de solitude, de recul.
Lourdeur du corps. Encombrement.
Eteignez vos regards, je vous en prie, de moi.
Eteignez vos regards emplis de moi, la transparence des tissus, les chairs camouflées.
S’échapper
Echapper
Réchapper
Echouer
S’échouer
Se jouer
Déjouer
Des jouets (petits tas d’échappatoires ludiques)
Je m’encombre.
Envie d’une pause. Prendre la pause comme c’est dit & attendre un temps. Attendre que le temps fasse l’ouvrage, opère. Peut-être ouvrir, c’est dangereux. Pas de réveil est possible. Ou quelque complication de l’arret fastidieux. Et voir comme on écoute du Schubert chassant la petite note perchée sur la plus haute des branches. Poser ces yeux sur la racine du son. Je m’accorde parfois à penser que ce temps nécessaire est pesant. & de pesée en poids je me demande combien vaut l’art au kilo. Ça peut être cher, ou bien le prix ne s’élève que parce que c’est bien lourd. Ou bien peut-être aussi que ça ne vaut rien. c’est fait d’amour & de fureur & cela ne peut être compté.
Catastrophe. On ne sait plus.
& chacun dit son prix & le dit comme acquis. Aspire, c’est de croire qu’on vaut tant & que l’autre le sait.
Je ne dit pas je, pas toujours.
J’aspire à n’être pas dépourvue de pollen.